Les systèmes programmés sont éventuellement : - bouclés (c'est en particulier le cas des réseaux de télécommunications) - non cohérents (une défaillance peut en compenser une autre, au moins pendant un certain temps) - à multiples modes de défaillances pour un composant, les modes de défaillance ayant des effets différents sur le système - à architecture fonctionnelle variable pour une architecture physique donnée - soumis à des tests périodiques et autotests, ce qui induit la co-existence de défaillances détectées et de défaillances non détectées, avec une très forte influence du taux de détection sur les caractéristiques de sûreté de fonctionnement du système. Toutes ces caractéristiques font qu'ils sont particulièrement difficiles à modéliser, surtout si l'on veut utiliser des modèles classiques en sûreté de fonctionnement, tels que les arbres de défaillances ou les réseaux de Petri stochastiques. Différentes voies ont été explorées à EDF pour modéliser et obtenir des résultats qualitatifs (coupes minimales, séquences amenant à un état indésirable) et/ou quantitatifs (indisponibilité, défiabilité) sur de tels systèmes. L'exposé s'appuiera sur quelques exemples pour montrer qu'il est possible de construire rapidement des modèles au comportement complexe en utilisant le langage FIGARO, et de traiter les modèles obtenus avec divers outils de calcul, tels que ARALIA pour les modèles booléens, et FIGSEQ pour les modèles avec un fort comportement dynamique.