Voyage au Mexique
par Damien Baduel



Du mardi 22 juillet au dimanche 3 août 1997




22 juillet Mexico
23 juillet Teotihuacán - Mexico
24 juillet Cacaxtla - Ocotlán - Puebla
25 juillet Puebla - Oaxaca
26 juillet Oaxaca - Monte Albán
27 juillet Mitla - Tule - Sumidero
28 juillet San Cristóbal de las Casas - San Juan Chamula
29 juillet Toniná - Agua Azul - Palenque
30 juillet Palenque - Mérida
31 juillet Kabah - Uxmal
01 août Chichén Itzá - Cancún
02 août Cancún - Mexico
03 août voyage de retour

Histoire 


-Dès le 1er siècle avant J.C. : développement des civilisations précolombiennes Mayas, Toltéques, etc.

-1325 : les Aztèques unifient le pays.

-1519-1521 : H. Cortès détruit l'Empire Aztèque. Début de la colonisation espagnole puis par la suite de l'exploitation des nombreuses mines.

-1821 : proclamation de l'indépendance et république en 1823.

-1846-1848 : guerre contre les USA et perte de la Californie et du Nouveau Mexique en plus du Texas déjà cédé en 1836.

-1862-1867 : intervention désastreuse des Français et bref empire.

-1876-1911 : dictature de Portifirio Diaz à laquelle suivront jusqu'aux années 20 plusieurs révolutions menées notamment par Zapata et Pancho Vila.

-1934-1940 : réformes agraires et nationalisation du pétrole.

-1994 : affrontement entre les indiens de l'Armée Zapatiste de Libération et l'armée dans le Chiapas

-1994 : dévaluation du Peso.

Géographie

Pays de montagnes (< 5 700 m) et de hauts plateaux encadrés de riches plaines le long des côtes du Mexique et du Pacifique. Zones désertiques au nord. Le pays est une république fédérale de 32 états et districts dirigé par Ernesto Zedillo.

Climat

Varie de tropical à désertique. Sur toutes les côtes du Pacifique et dans le Yucatán le climat est lourd et humide. Les villes des hauts plateaux telles que Mexico, Oaxaca et San Cristóbal ont un climat tempéré avec des soirées fraîches. Deux époques : la saison des pluies de mai à septembre et la saison sèche d'octobre à avril.

Prévoir des vêtements légers sur les côtes et plus chauds pour l'altitude (nuits fraîches). Egalement de quoi se protéger de la pluie et des moustiques dans certaines zones.

Population

-93 670 000 habitants

-Groupes ethniques : Métisses (Indiens-Espagnols) 60%, Amérindiens 30%, Caucasiens 9%, autres 1%.

-Religions : catholiques 89%, protestants 6%.

-Langues : espagnol, divers dialectes mayas. Vu l'animosité des Mexicains à l'égard des américains éviter de parler en anglais.

Monnaie

La monnaie mexicaine est le peso $. Depuis 1994, on utilise le nouveau peso N$. Un nouveau peso vaut mille anciens pesos (=0, 70FF). Les deux monnaies sont encore utilisées. Il faut diviser par 1,3 afin de reconvertir en francs français. Partez avec des chèques de voyage en dollar, mais réglez tous vos achats en peso. Les principales cartes de crédit sont acceptées (american express, visa et mastercard).

Sécurité

Le vol existe (ainsi que les agressions pour vol) mais moins prononcé que dans les autres pays d'Amérique latine. Faites une photocopie des premières pages du passeport et notez les n° des chèques de voyage. Méfiez vous de l'eau : il est conseillé de la boire en bouteille capsulée. Si vous fumez et que vous roulez vos cigarettes, évitez de le faire dans des endroits publics : les policiers ne feront pas la différence avec de la drogue.

Décalage horaire

8h de retard par rapport à l'heure de France.

Qu'emporter ?

Remarques : si vous vous baladez dans les régions peuplées d'indiens comme le Chiapas, évitez de porter les chemises et tuniques indiennes que vous aurez achetées dans les boutiques ou sur le marché. En effet, ces habits ont des coloris qui évoquent l'origine et le clan de ceux qui les portent. Ils sont généralement plutôt vexés de voir les touristes faire les guignols avec ces costumes traditionnels. Respectez leur amour-propre.

Cuisine


- La tortilla : plat de base de la plupart des plats mexicains. Préparée avec des grains de maïs, détrempés dans une mixture de chaux et d'eau, elle prend la forme d'une galette.

- Le pozole : grand bol de soupe avec maïs, viande, choux, oignons blancs, origan et salade. Fameux et ça cale bien l'estomac.

- Le taco : genre de sandwich, c'est une crêpe composée d'une tortilla avec de la viande hachée de bœuf, de porc ou de foie, de cervelle et du fromage.

- Le panucho : ressemble au taco, mais la tortilla de maïs est passée à l'huile et l'on met du frijol refrito (haricots rouges refrits, comme purée) en plus de la viande, des oignons et de la laitue fraîche.

- L'enchilada : crêpe bourrée de viande, au poulet ou au fromage, mijotée dans une sauce au piment (chile), à la tomate et à l'oignon. Les enchiladas suizas sont servies nappées de crème aigre.

- La quesadilla : genre de chausson au fromage avec une enveloppe de tortilla, garnie de haricots frits, de viande hachée et cuite sur feu de bois.

- Le mole poblano : recette à base de sauce de cacao, amandes et différents piments.

- Le guacamole : purée froide d'oignons et d'avocats, à peine relevée de piment.

- Les chilaquiles : morceaux de tortillas frites avec des oignons, du fromage râpé, du chile rouge et de la crème fraîche.

- Les chalupas : genre de tortilla avec poulet, crème, olives, avocat, oignons et sauce piquante.

Evitez de manger de la viande de porc, à moins qu'elle ne soit hypercuite, comme dans les tacos al

pastor (sinon, bonjour les bé-bêtes.)

Mardi 22/07 : Envol de Rennes St-Jacques à 6h15 pour Paris, Roissy Charles-de-Gaulle. Envol pour Mexico à 13h30. Arrivée à 18h35 (heure locale), accueil et transfert à l'hôtel María Isabel Sheraton. Dîner libre.


La première vision de Mexico, ville tentaculaire masquant sa vallée juchée au loin à 2 240 m, est impressionnante. Une population d'environ 22 millions d'habitants, la pollution, un trafic incontrôlé, des coupures d'eau drastiques, des édifices bon marché qui se lézardent à la moindre secousse sismique, des épidémies de choléra dans les banlieues et de spectaculaires écarts de richesse : ses défauts ne se comptent plus. Les fondations de la ville, bâtie sur le lac Texcoco, s'enfoncent de 15 cm tous les ans, tandis que les faubourgs s'étendent inexorablement. D'ici à l'an 2010, la population de la capitale devrait atteindre 30 millions d'habitants. Une cité anarchique ? Que vous l'aimiez ou la détestiez, cette métropole unique, un peu américaine aux yeux des Européens, un peu européenne à ceux des Américains, est authentiquement mexicaine.

Quels que soient vos sentiments, Mexico est un point de départ obligé, magnétique, pour explorer un pays d'une incroyable diversité ; une ville qui, malgré ses défauts, demeure le pouls social, économique, culturel et politique de la nation.

Mercredi 23/07 : Visite du musée national d'anthropologie. Unique en son genre, ce musée de renommée mondiale reste une des principales attractions de Mexico. Construit au début des années 60 d'après les plans de Ramírez Vázquez, il constitue un vibrant hommage aux civilisations préhispaniques du Mexique.

Autour d'un patio à demi-couvert par un toit-parasol d'où l'eau tombe en pluie, les salles d'exposition sont réparties sur deux niveaux : au rez-de-chaussée sont présentés des objets amérindiens ; le haut consacré à l'ethnographie, présente les cultures des Indiens actuels. Le musée couvre un vaste espace, et il faudrait lui consacrer au moins deux visites. On remarquera dans le foyer une excellente librairie et la Sala de Orientación, qui donne une présentation audiovisuelle du contenu du musée.

Les galeries tout autour du patio se visitent de droite à gauche : la première salle à droite offre une introduction à l'anthropologie et à l'ethnographie mondiales ; la seconde retrace les origines du peuplement amérindien avant la civilisation préclassique (1700-200 av. J.-C.). Suivent les salles de Teotihuacán, de Tula (Toltèques), de Méxica (Aztèques), d'Oaxaca (Mixtèques et Zapotèques), du golfe du Mexique (Olmèques, Huaxtèques et Totonaques), des Mayas, des civilisations du Nord, enfin la Sala Occidente (civilisations de Nayarit, Jalisco et Colima).

Les pièces exposées sont d'un remarquable intérêt : un Atlante toltèque géant dans la salle de Tula, la spectaculaire Piedra del Sol ou " calendrier aztèque " dans la salle de Méxica, une colossale tête olmèque venant de San Lorenzo, le Luchador musclé (sculpture admirablement conservée) dans la salle olmèque, le masque maya du dieu du Soleil, la reconstitution des fresques de Bonampak et du tombeau du roi Pacal de Palenque devant la salle des Mayas. Mille autres pièces également précieuses constituent le trésor inestimable de ce musée, encore plus fascinant si l'on a pu visiter les sites archéologiques en question. Les photos sont autorisées moyennant une taxe (flashes interdits). Il faut laisser son appareil à l'entrée !

Départ pour Teotihuacán. Penser à se prémunir contre les caprices du climat local, alternance de soleil et d'orage ! Se préparer psychologiquement contre les hordes de visiteurs ! Visite des monuments du site, tous disposés selon un axe qui coïncide exactement avec la marche du soleil. Vous verrez le long de la Calle de los Muertos (Voie des Morts) longue de 4 km, la Ciudadela (Citadelle) qui comprend la pyramide à escaliers du Templo de Quetzalcóatl. On pourra ensuite admirer la Pirámide del Sol large à sa base de 220 m ; elle est orientée de telle façon que sa façade principale est située en face du point de l'horizon où disparaît le soleil lors de son passage par le zénith. En 1971, on découvrit, sous cette pyramide, un tunnel qui conduit à une grotte très mystérieuse dont on ne connaît toujours pas l'utilisation véritable (interdite au public). On découvrira ensuite le Palacio de Quetzalpapálotl avec ses peintures murales, ses fresques et ses sculptures... Enfin, dominant une large place bordée de 12 plates-formes de temples, la Pirámide de la Luna offre depuis son sommet une vue sur l'ensemble du site. Conseils : Ne rien acheter aux marchands ambulants qui vendent des bibelots ; même en marchandant, c'est bien plus cher qu'à la galerie commerciale du fond du " parc ". Pour les photographes, la meilleure exposition a lieu le matin, particulièrement pour la vue grandiose du site du haut de la Pyramide de la Lune.


Avec un peu de chance, vous verrez des voladores sur le parking : Ces hommes risquent leur vie pour perpétuer une vieille coutume. Depuis des temps, ils portent toujours les mêmes costumes traditionnels, qu'ils confectionnent eux-mêmes depuis leur jeunesse. Ce rituel est réalisé par cinq voladores dont quatre attachent une corde autours de leur taille. Ils montent en haut d'un mât de 20 m autour duquel ils enroulent les quatre cordes puis commencent à virevolter, tête en bas, autour de ce mât, réalisant ainsi douze tours représentant les douze mois de l'année. Le quatrième voladores reste au sommet du mât et danse en implorant les dieux.

Continuation vers la basilique Notre-Dame de Guadalupe. Il y a maintenant deux basiliques ; l'une, en voie de se casser la figure, est d'époque coloniale, mais hélas désaffectée, vu que la tour de Pise à côté c'est de la rigolade. Fermée en 1968. On essaie de la sauver en injectant des centaines de tonnes de béton dessous. Le suaire sacré, but des pèlerinages, se trouve dans la basilique new look, style palais des Congrès, vers laquelle se pressent, à genoux, les pèlerins, la famille autour glissant parfois des coussins. La vierge de Guadalupe fait l'objet d'une grande dévotion populaire. Guadalupe (la " rivière de l'amour " Oued el Aoub des anciens occupants sarrasins) abrite, en Espagne, un monastère où les pèlerins viennent en nombre. Guadalupe est la bonne mère des Mexicains (la Madrecita), elle se situe au carrefour de la croyance ancestrale aztèque et de la vénération mariale. Elle protège les foyers domestiques, les taxis, les avions et les enfants malades.

Retour vers Mexico par la place des trois Cultures qui a tout d'abord une valeur symbolique parce qu'elle présente sur le même lieu les trois grandes périodes que connut le Mexique : aztèque, espagnole et Mexique moderne. L'église est minable, seuls les monuments aztèques n'ont pas bougé. Chez les jeunes, la place symbolise la résistance : en 1968, le pouvoir de l'époque fit donner la mitrailleuse causant la mort de plusieurs centaines de jeunes ceci à cause des manifestations étudiantes. Dîner libre.

Suggestions : Taqueria Beatriz (Londres 179, près de l'intersection avec la Calle Florencia), ouvert de 10h à18h, pas cher ! El Focolare (Calle Hamburgo 87), joli, relativement cher, bonne cuisine, spectacle tous les soirs à 21h.

Jeudi 24/07 : Départ pour Cacaxtla. Au sommet d'une colline à 25 km au sud-ouest de Tlaxcala se trouvent les ruines d'un site archéologique découvert en 1975, désormais enrichi par la pyramide de Xochitécatl, fruit de fouilles plus récentes : quatrième pyramide du Mexique par la taille, elle a au moins 1 000 ans de plus que les autres. Le site de Cacaxtla, quant à lui, connut son essor entre les 8è et 10è siècles, et s'enorgueillit de fresques. Ces peintures représentent des guerriers en tenue, des prêtres, des cérémonies, des batailles, des plantes et des animaux. La fresque illustrant la principale scène de bataille se situe sur le mur nord d'un espace ouvert appelé Plaza Norte. D'autres ornent les murs de l'Edificio A.

Déjeuner à Tlaxcala qui fut une ville clé pour Cortés dans sa victoire sur les Aztèques. L'empereur d'Espagne lui accorda des privilèges spéciaux, mais sa population fut décimée par une épidémie de peste entre 1544 et 1546. Aujourd'hui, c'est une petite cité paisible, capitale de l'état du même nom et située à seulement 30 km au nord de l'agglomération tentaculaire de Puebla. La jolie place centrale, la Plaza de la Constitución, est bordée de bâtiments gouvernementaux du 16è siècle incorporant des éléments architecturaux mauresques, tandis qu'au sud-est s'élève l'austère Ex-Convento de San Francisco. Ce monastère édifié en 1520 renferme le Museo Regional, qui expose certaines pièces historiques et archéologiques autour des cloîtres. Dans l'église avoisinante, une voûte en bois magnifiquement décorée et un sol pavé d'azulejos (carreaux de faïence émaillée) mènent à une chapelle latérale, la Capilla del Tercer Ordén ; on dit que ses fonts ont servi à baptiser les quatre chefs de Tlaxcala.

Visite de la basilique d'Ocotlán, puis continuation vers Puebla, ville à l'architecture coloniale colorée. Cette gentille ville est juchée sur les contreforts de la Sierra Madre, entourée de quatre volcans : le Popocatépetl, l'Iztaccihuatl, le Pico de Orizaba et la Malinche. Puebla, quatrième ville du Mexique, est réputée pour son architecture espagnole et ses faïences émaillées de Talavera, peintes à la main qui recouvrent la plupart des coupoles des églises de la ville. Elle était déjà un centre de fabrication de poteries important lorsque les colons espagnols y fondèrent une place forte en 1531. Son histoire culmina le 5 mai 1862 lorsque les envahisseurs français, pourtant supérieurs en nombre, subirent une cinglante défaite face aux troupes du général Ignacio de Zaragoza. Dans tout le Mexique, de nombreuses rues ont été appelées " Cinco de Mayo " pour commémorer cet événement, qui donne également lieu à de grandes festivités annuelles. Puebla est très fréquentée par les classes aisées de Mexico depuis qu'il y a l'autoroute. Arrivée à l'hôtel Real de Puebla.

Vendredi 25 /07 : Visite de Puebla : le zócalo et les rues piétonnières, l'une des plus belles réussites de l'urbanisme espagnol en terre mexicaine. Au centre, la fontaine de San Miguel, le patron de la ville. Continuation vers la cathédrale de style néoclassique qui a une tour de 72m de haut où il est possible d'y monter de 11h à midi. Sa construction dura 115 ans. L'intérieur renferme 14 chapelles, un choeur magnifiquement sculpté et de remarquables peintures baroques exposées dans la sacristie. Mais le plus beau joyau de la ville s'élève au nord de la place, il s'agit du Templo de Santo Domingo dont la Capilla del Rosario (chapelle du St Rosaire) constitue le plus bel édifice dominicain du monde. Son dôme et ses murs sont ornés d'une profusion de motifs sculptés en stuc doré, qui encadrent également des statues polychromes, d'immenses tableaux, des carreaux de faïence émaillée et une Vierge parée de bijoux, resplendissant au-dessus du maître-autel.

Départ pour Oaxaca. A 500 km au sud-est de Mexico et à 1 500 m d'altitude, Oaxaca fut fondée en 1486 par les Aztèques, mais fut rebaptisée Villa de Antequera par les Espagnols en 1526. Rapidement, ses habitants vécurent du textile et de la production de cochenilles.

Cette ville pleine de charme est située dans une vallée encadrée de hautes montagnes qui fut l'un des foyers de civilisations de l'ancien Mexique. Elle a gardé du fait de son sous-développement industriel, un caractère provincial des plus agréables. Ajoutez à cela que c'est un point d'accès pour le Pacifique et pour nombre de sites archéologiques, que le climat est doux, et vous comprendrez pourquoi il y a tant de touristes dans les patios fleuris, les cafés et sur le marché. Oaxaca est la ville du mezcal, il faut l'acheter au tonneau : pas cher du tout.

Pour les voyageurs venant du Nord, l'attrait principal d'Oaxaca est sa tranquilité : pas de bus polluants, pas d'embouteillages. Les ravissantes collines boisées qui l'entourent à l'est et au nord, son air sec et pur, ses constructions basses et sa zone piétonnière rendent cette ville agréable à visiter. L'inconvénient, c'est le flot de visiteurs qui se concentre dans la petite ville. L'Etat étant peu prospère, les Zapotèques et les Mixtèques sont inévitablement fascinés par des touristes aux apparences aisées. Arrivée à l'hôtel Hostal de la Noria. Dîner et soirée libres.

Suggestions : Hippocampo's (Hidalgo 503 et J.P. Garcia) ouvert jusqu'à 22h. Tout petit resto populaire en deux parties, dispensant de bons petits plats pas chers et des tortas consistantes.

El Mesón (Calle Hidalgo à 20m du zócalo) Endroit récent, on y mange tacos, salades ou soupes. Pas très chers et très correct.

La Verde Antequera (Matamoros 10, entre Alcalá et Garcia Virgil) ouvert jusqu'à 22h. Petit resto très bon marché où l'on mange bien.

El Topil (Plazuela Labastiada) ouvert jusqu'à 22h. Plats très mexicains, on ne comprend d'ailleurs rien à la carte. Resto très sympathique.

La Casa de la Abuela (Hidalgo 616) ouvert jusqu'à 20h30.

Samedi 26/07 : Visite de Oaxaca. Le marché est l'un des plus vivants et dynamiques du pays ; on y trouve de tout : fromages, pains de toutes sortes, grosses crevettes fraîches ou séchées, encens, cordes, piments et tortillas...Une zone est consacrée aux échoppes d'artisanat, où le marchandage est de rigueur. Continuation vers le zócalo qui vit au rythme des mariachis, des cireurs de chaussures, des mendiants, des vendeurs et des touristes. Visite de l'église de Santo Domingo, belle église baroque. A l'intérieur, la décoration en stuc doré fut peinte par les plus grands artistes mexicains du milieu du 17è siècle, et le plafond voûté est entièrement recouvert de peintures. Remarquez notamment, à l'entrée, l'arbre généalogique de saint Dominique de Guzmán : la Vierge qui est à la tête de l'arbre fut ajoutée au 19è siècle pour plus de vraisemblance probablement.

A partir du samedi précédent le troisième lundi de juillet, une fête traditionnelle a lieu sur la plaza, à côté de la cathédrale. On y mange des galettes de maïs frites, trempées dans une tasse de chocolat chaud à la cannelle ; il faut ensuite casser la tasse et faire un vœu.

Ascension du Monte Albán. Ce centre cérémoniel s'étend à 2 000 m d'altitude sur une esplanade artificielle immense d'où la vue est superbe. Cité religieuse bâtie par les Zapotèques, le Monte Albán est un ensemble exceptionnel de pyramides et de tombes à 9 km d'Oaxaca.

On accède à l'immense Plataforma Norte par une volée de marches assez raide. Celle-ci mène à un portique dont les deux rangées de colonnes supportaient autrefois un toit. Au-delà s'étend une cour surbaissée contenant un autel, tandis qu'à l'ouest s'élève une structure considérée comme un ajout mixtèque. Derrière la plate-forme, un sentier conduit à un groupe de cinq tombes (il y en a près de 190 disséminées autour du Monte Albán) dont la plus élaborée est la tombe 104. Au-dessus de l'entrée, une urne en argile représente Tláloc (dieu de la pluie), tandis que l'intérieur de la tombe est orné de superbes fresques et de hiéroglyphes.

A son autre extrémité, l'esplanade est surplombée par la Plataforma Sur, au sommet de laquelle on jouit d'un vaste panorama. A l'angle sud-ouest se dresse le Monticulo M, dont la structure rappelle celle de l'Edificio 4 situé à l'autre bout. Entre les deux s'élève probablement la construction la plus remarquable du site, le Palacio de los Danzantes (le Palais des Danseurs), qui doit son nom aux bas-reliefs sculptés sur les dalles de son soubassement. Le bâtiment se compose de plusieurs chambres funéraires ouvrant sur une cour centrale. Les structures accolées les unes aux autres et alignées au centre de l'esplanade se terminent par l'Edificio J, un édifice indépendant supposé avoir été un observatoire. La fonction des autres bâtiments centraux reste un mystère. Attention aux petits vendeurs qui proposent des objets précolombiens, c'est faux et ça se retrouve dans les boutiques de touristes. Heureusement d'ailleurs : vous n'allez quand même pas acheter des pièces qui devraient logiquement se trouver au musée ! Egalement un conseil pour reconnaître les vraies turquoises de celles en plâtre ; essayez avec un canif de couper une pierre en deux, même bien imitée elle ne résiste pas. Retour à Oaxaca, dîner libre.

Dimanche 27/07 : Départ pour Mitla (à 40 km au sud d'Oaxaca), petit village peuplé d'indiens. Vous pourrez voir au centre une magnifique église coloniale aux dômes peints en rouge. Le groupe des Colonnes est le plus intéressant : grands patios, panneaux de motifs géométriques, corridors et dédales de salles parfaitement conservées. Dans la tombe au nord de la cour, vous verrez tout le monde passer ses bras autour d'une colonne. Ne vous inquiétez pas, c'est la colonne de la vie qui permet de savoir combien de temps il vous reste à vivre. Bon, en fait, personne ne sait trop comment on fait le calcul. A priori ceux qui ont le bras long vivront moins longtemps. Les manchots ont encore de beaux jours devant eux. Le marché du village est également intéressant. On peut s'y procurer de magnifiques tapis (à prix vraiment corrects), des sacs et des sarapes. Les ateliers de tissage sont à l'entrée de Mitla, ainsi que le museo Frissel d'art zapotèque (près du zócalo) dans lequel se trouvent surtout des figurines. A Mitla, ne pas oublier de goûter au mezcal. Dans certaines boutiques, la dégustation est gratuite.


Sur la route de Mitla, à 10 km d'Oaxaca, sur la gauche, on peut apercevoir l'arbre de Tule. Cet arbre gigantesque se dresse dans le village de Santa María del Tule. Haut de 40 m, d'une circonférence de 60 m et d'un diamètre de 15 m, son poids a été estimé à 636 tonnes. Plus surprenant, cet arbre ahuehuete est en parfaite santé : âgé de plus de 2 000 ans, il continue à pousser. Retour à Oaxaca. Envol dans l'après-midi vers Tuxtla Gutiérrez, capitale de l'état du Chiapas.

Découverte en barque à moteur du cañon de Sumidero dont les parois atteignent plus de 1 000 m. A partir de Chiapa de Corzo, le Río Grijalva serpente vers le nord pendant 15 km entre les falaises gigantesques du Cañon de Sumidero, puis finit sa course au barrage de Chicoasén. Vous pourrez admirer pendant 2h de balade, outre la végétation, une poignée de gros crocodiles gris endormis sur une rive, la grotte du Silence, celle des Couleurs et celle de la Croix, des nuées d'oiseaux puis le fameux " Sapin de Noël ", une paroi rocheuse érodée par une chute d'eau de 800 m et recouverte de mousse. Une merveille de la nature ! Prévoir une petite laine.

Continuation vers San Cristóbal de las Casas, petite ville coloniale en pays indien. San Cristóbal est dans une vallée souriante, mais où il fait parfois frais. Il y pleut pratiquement tous les soirs d'été. N'oubliez donc pas votre impair lors de balades aux alentours. Des rues étroites, des arcades et des maisons basses aux fenêtres grillagées de fer forgé font de cette ville de 50 000 habitants un endroit très agréable pour s'y reposer quelques jours. San Cristóbal n'est plus le village de montagne pittoresque et isolé d'il y a vingt ans, mais il attire néanmoins un nombre croissant de visiteurs. Son centre-ville est aujourd'hui presque tout entier consacré au tourisme. Les voyageurs qui sont passés là ont laissé en héritage des restaurants, des bars et des hôtels charmants qui, associés à des traditions ethniques très marquées, donnent à la cité son caractère unique. Les bâtiments colorés, l'air vif de la montagne, la richesse de l'artisanat local, une poignée d'institutions fascinantes et l'intérêt des proches villages tzotzils et tzeltals...tout concourt à rendre exaltant le séjour à San Cristóbal. Attention, il n'est plus exceptionnel de se faire braquer aux alentours de San Cristóbal. Alors, pas d'objets ostentatoires. Arrivée à l'hôtel Diego de Mazariegos. Dîner et soirée libres.

Suggestions : La Casa del Pan (Calle Navarro 10) petit resto végétarien. Cadre charmant, tout ce qui est servi est fait maison.

La Salsita Verde (Avenida 20 de Noviembre 7) petite carte à prix raisonnable avec tacos, quesadillas, quesos fundilos. Adresse fréquentée par les locaux.

Los Arcos (6 Francisco I Madero) Spécialités mexicaines pas chères.

Madre Tierra (Avenida Insurgentes 19) ouvert jusqu'à 21h30. Petit resto dans un cadre agréable, très souvent complet.

Evitez la Misión del Fraile, cher et vraiment pas bon.

Lundi 28/07 : Visite de San Cristóbal de las Casas : le marché où tous les indiens y viennent, le plus souvent à pied, pour vendre leurs fruits ou leurs fleurs. Vous reconnaîtrez ceux du village de Zinacantán à leurs superbes huipiles (chemises indiennes) roses brodés de couleurs vives et ceux de San Juan Chamula à leurs tuniques crème. Leurs femmes portent un grand châle d'un bleu très lumineux. Faites une comparaison avec la maquette du marché préhispanique qui se trouve au musée de Mexico...rien n'a changé. A tel point qu'on n'ose pas prendre de photos (réactions assez hostiles, il faut bien le dire, mais, souci aussi de préserver leur dignité dans une société qui les rejette). Continuation vers l'église Santo Domingo qui offre une magnifique façade de style plateresque, merveilleux chef-d'œuvre de dentelle de pierre. A l'intérieur, tous les murs sont recouverts de panneaux de bois sculpté doré, dans lesquels sont nichés des peintures religieuses et des statues habillées. Continuation vers le zócalo.

Visite des villages indiens tzotziles de San Juan Chamula et Zinacantán. Cette région s'ouvre depuis peu au tourisme et l'accueil du village peut apparaître pour beaucoup de lecteurs comme assez frais. On peut se sentir de trop et partir au bout de 10 min. On peut aussi trouver agréable de se promener dans les ruelles. Le village de Chamula est surtout intéressant pour son église, lieu de culte étonnant où les rituels chrétiens sont associés à d'anciennes pratiques spirituelles mayas. A l'intérieur, les photos sont bien sûr strictement interdites. D'ailleurs, des lecteurs se sont retrouvés dans l'alternative suivante : la pellicule ou la prison ! Même à l'extérieur, il faut être prudent. Par exemple, il interdit de photographier une procession. Si vous ne pouvez résister à l'envie de prendre un Indien en photo, demandez-lui absolument l'autorisation avant. Certains acceptent en échange d'un petit cadeau.

Les tzotziles pratiquent leur propre religion mais en se servant des " instruments " du culte catholique importé par les jésuites espagnols. Ils ont expulsé le dernier curé il y a deux siècles et sont les seuls maîtres dans leur église. Pas de bancs et des aiguilles de pin jonchent le sol. Ils ont conservé l'ornementation intérieure mais vénèrent leurs propres dieux sous les traits des statues de saints baroques espagnols. Des miroirs fixés à leurs cous servent aux fidèles à voir le reflet de leur âme. Le Christ a été remplacé par San Juan portant dans ses bras un mouton naturalisé, car le mouton est l'animal sacré des tzotziles. Tant que le cierge brûle, le fidèle psalmodie et communique avec le dieu en consommant lui-même l'offrande (le plus souvent eau-de-vie). Ne vous étonnez pas si vous voyez de vieilles indiennes boire du Pepsi-Cola en priant. En effet le Pepsi fait roter et extirpe donc le mal.

Pour les chamulas, chacun doit subvenir à ses besoins. La pauvreté n'est pas considérée avec pitié ; elle passe pour être liée à la paresse. Les miséreux sont donc suspects ; mais les gens très aisés le sont aussi : la croyance veut qu'ils aient usé de moyens surnaturels ou immoraux pour amasser leur fortune. Tout étalage de richesse faisant jaser et risquant d'inciter les envieux à la sorcellerie, un chamula avisé ne possède pas grand-chose.

Il vous est conseillé de ne pas donner d'argent aux enfants. Retour à San Cristóbal. Dîner et soirée libres.

Mardi 29/07 : Route vers Ocosingo, ville de 20 000 habitants à l'est de San Cristóbal. Arrivée au site maya de Toniná après une dizaine de kilomètres de piste. Visite de ce site hors des sentiers battus, construit sur sept différents niveaux de terrasses à flanc d'une colline dominant toute la vallée. Bien que l'on continue à y faire des fouilles, la végétation engloutit peu à peu les ruines, dont les plus importantes se trouvent au sommet d'une colline (d'où son surnom d'Acropole) ; aussi prévoyez vos chaussures de rando. Le monument le plus important est une pyramide de sept terrasses, auxquelles on pouvait accéder suivant sa position dans la société (la dernière étant réservée aux grands prêtres, bien entendu). Au sixième niveau, intéressant bas-relief peuplé de monstres et de crânes grimaçants. Un petit musée renferme quelques pièces découvertes sur place, et certaines têtes des nombreuses statues décapitées que vous découvrirez sur le site.

Continuation vers Palenque avec un arrêt aux cascades d'Agua Azul. Les chutes d'Agua Azul dégringolent sur des terrasses naturelles en roche calcaire créant une série de bassins turquoise dispersés dans un parc national. Leur beauté est bien sûr devenue une attraction majeure pour les cars de touristes en provenance de Palenque. Cependant, si vous allez un peu plus loin en remontant les cascades, vous trouverez d'autres bassins plus petits qui vous permettront à la fois d'échapper à la foule et de nager dans des eaux plus sûres. Attention, la baignade est dangereuse par endroits. Possibilité d'acheter des fruits sur place. Pendant la baignade, surveillez bien vos affaires.

Arrivée dans la soirée à Palenque. A 135 km au sud-est de Villahermosa et à 210 km de San Cristóbal de las Casas, Palenque qui signifie " entouré d'arbres " est une des plus grandes cités mayas du Mexique. Unes des plus belles aussi, car une des mieux conservées. Un temple sur chacune des petites collines, la forêt vierge autour...Superbe. Pensez aussi qu'en visitant qu'on ne voit qu'une faible partie du site, le reste étant enfoui sous la végétation. Il est possible de s'y aventurer, mais prévoyez des chaussures de rando et une lampe de poche. Vous verrez sûrement des singes, très nombreux dans la forêt. Arrivée à l'hôtel Plaza Palenque ou Ciudad Real. Dîner avec animation Pinata.



Mercredi 30/07 : Visite du site de Palenque. Dans un cadre étonnant, vous découvrirez de superbes réalisations de l'architecture maya. La végétation tropicale a englouti cette cité abandonnée. La partie du site actuellement dégagée (un quadrilatère d'environ 500 m sur 300 m) ne représente qu'une petite fraction de l'ensemble de la zone archéologique, qui s'étend dans la forêt, peut-être sur une longueur de 6 à 8 km. Vous visiterez plusieurs monuments constituant de remarquables spécimens d'un style maya classique, très différent de celui d'Uxmal ou de Chichén Itzá.

Le premier monument et le plus impressionnant est le Temple des Inscriptions : il se dresse au sommet d'une pyramide de 22 m, appuyée contre une colline naturelle. Il faut absolument grimper sur cette pyramide, car on y découvre la plus belle vue sur le site. Les piliers du temple sont ornés de dessins en stuc et de hiéroglyphes. Enfin, un escalier descend dans une crypte (attention aux marches, ça glisse). Cette crypte contient un intéressant sarcophage de pierre aux parois sculptées où repose Pacal 2, roi de Palenque au 7è siècle. Presque en face de cette pyramide se dresse le Palais, un ensemble de cours, de corridors et de galeries couronné par une tour qui devait servir d'observatoire. Les murs et les piliers sont couverts de bas-reliefs et de frises modelés en stuc ; de remarquables dalles sculptées ont été découvertes dans ce labyrinthe. De l'autre côté du ruisseau, sur la colline, s'élèvent quatre temples dont le Temple de la Croix (qui vient d'être restauré), le Temple du Soleil qui s'élève sur un haut soubassement pyramidal à quatre étages. Le musée présente quelques uns des objets découverts sur le site.

Route pour Villahermosa, et envol pour Mérida. Située à 630 km de Villahermosa, elle est la première ville du Yucatán et également le point de départ de la péninsule. Cette cité étendue est extrêmement vivante dans la journée, grouillante aux abords de son grand marché, elle possède les qualités de la bonne grosse ville de province, accueillante (malgré de nombreux touristes), sympathique et à taille humaine. Quelques édifices ont conservé leur charme et leur authenticité, héritage d'un passé colonial. En été, les grosses chaleurs qui y règnent favorisent une certaine nonchalance. La décontraction générale des habitants donne envie d'y faire halte. Pour finir, la ville abrite un chouette marché, un intéressant musée et, le dimanche, de nombreux concerts folkloriques sont organisés. C'est à Mérida que vous trouverez les hamacs les plus beaux et les moins chers, à condition de bien marchander. Arrivée à l'hôtel Holiday Inn. Dîner avec spectacle de danses folkloriques yucathèques. 

Jeudi 31/07 : Départ pour Kabah, ce qui signifie " la main qui cisèle ". Visite du site : le Palais, mais surtout sur sa droite le Codz Pop, l'un des plus fascinants exemples d'architecture maya, de style puuc, dédié à Chac, le dieu de la pluie. Trois terrasses avec un escalier au milieu qui mène à une magnifique façade sculptée de remarquables motifs artistiques et de masques de Chac. L'aspect répétitif des motifs donne un grand rythme à l'ensemble. En tout, 270 masques. Sur la gauche, le Palais où apparaissent encore quelques colonnes et une frise. De l'autre côté de la route, de petits sentiers à travers bois mènent à une arche monumentale, du plus pur style puuc, et à un petit temple, le mirador.

Continuation vers Uxmal (dont le nom signifie " trois fois construite ").Visite du site : la Pirámide del Adivino (Pyramide du Devin), sa forme ovale est unique au Mexique. Probablement construite à partir du 6è siècle. Sur les quatre parties superposées se mélangent les styles de toutes les périodes de construction. Pour grimper au sommet de 39 m, l'escalier le plus raide de votre séjour. Au sommet, plusieurs petits temples de différentes époques. Montée fortement conseillée, sauf aux personnes sujettes au vertige. Juste derrière s'étend le Cuadránglo de las Monjas (Quadrilatère des Nonnes). Baptisé ainsi par les conquistadores à cause de sa ressemblance avec un cloître. Il présente de superbes frises (masques du dieu Chac, serpents entrelacés, motifs floraux et géométriques) et une grande harmonie architecturale. Quatre édifices, avec une tour centrale, du plus pur style puuc, datant du 10è siècle. Tout autour, 74 petites portes. On ne sait rien de l'utilisation qui fut faite de cet ensemble.

Au sud s'élève une vaste plate-forme soutenant deux bâtiments. Le premier est la Casa de las Tortugas (Maison des Tortues), un édifice comportant trois chambres et dont la façade est décoré de tortues stylisées. Le second, long de plus de 120 m, large de 27 et haut de près de 8, est le Palacio del Gobernador (Palais du Gouverneur). En haut de sa façade supérieure court une large frise en mosaïque de pierre formant des dessins géométriques, des personnages stylisés, des masques de Chac, des glyphes représentant la planète Vénus et des serpents ondulants. L'intérieur du Palais, qui compte 24 pièces, est accessible par deux passages voûtés reliant les terrasses. Continuation vers la Grande Pyramide. Encore un temple dont on ne connaît ni les tenants, ni les aboutissants. Bien que l'édifice soit très (trop) restauré, il offre une belle frise décorée d'oiseaux et de masques de Chac dans sa partie supérieure. Depuis le sommet de cette grande pyramide, sur la gauche on peut voir le pigeonnier dont le nom provient des neufs triangles de pierre percés de trous qui lui donnent son aspect. C'est le seul édifice qui ne soit pas de style puuc. De là-haut toujours, on aperçoit le Temple du Cimetière. Continuation vers l'hacienda de Yaxcopoil, une ancienne usine de traitement du sisal. Elle fonctionna jusqu'en 1987 et a conservé ses machines et son mobilier. Retour vers Mérida et tour d'orientation de la ville. Dîner libre.

Vendredi 01/08 : Départ pour Chichén Itzá, site le plus visité du Yucatán. Ses ruines situées à 120 km de Mérida, couvrent une plaine de plus de 300 ha. Le centre cérémoniel de Chichén Itzá fut fondé au 6è siècle et connut deux périodes fastes : l'une de 600 à 900 environ, l'autre de la fin du 10è siècle à la fin du 12è, avant de sombrer dans la décadence et l'oubli.

Chichén Nuevo couvre la partie nord de la zone archéologique. Au centre s'élève l'imposante pyramide de Kukulcán, dite le Castillo. Formé de neufs terrasses surmontées d'un temple. Les Espagnols l'appelèrent ainsi à cause de son aspect imposant. Quatre escaliers courent de chaque côté pour accéder au sommet. Peu de pyramides au Mexique présentent une telle disposition. Cela donne un phénomène curieux au moment des équinoxes de mars et septembre ; un serpent apparaît sur l'escalier du Castillo, dessiné par le soleil au moment où il se couche. Cela ne dure que quelques instants mais ça attire des milliers de personnes. La pyramide, de style maya et toltèque, construite sur des bases plus anciennes, possède 91 marches sur chacun des quatre côtés, plus une marche supplémentaire. Faites les comptes : cela donne 365 marches, ce qui rappelle le nombre de jours de notre révolution terrestre autour du soleil. Le Castillo, entièrement dédié au soleil, était utilisé pour les grandes cérémonies. A l'intérieur, un escalier très raide aux parois couvertes d'humidité mène à une crypte où l'on peut voir deux jaguars dont l'un est peint en rouge et possède des yeux de jade. Le jaguar symbolise la force, la férocité, mais évoque aussi le coucher du soleil, les taches de sa fourrure rappelant les étoiles du ciel.


Au nord-ouest du Castillo, s'étend le grand Juego de Pelota (Jeu de Pelote) : le plus grand du continent méso-américain. Les bancs publics sont décorés de superbes reliefs. Au centre des petites terrasses, on aperçoit des joueurs, batte en main. A côté, le capitaine de l'équipe vaincue va se faire décapiter. De son cou jaillissent six jets de sang, rappelant les six joueurs. Avant de partir, jeter un coup d'œil aux quatre serpents qui ferment le jeu aux extrémités de la terrasse. Le serpent à plumes est un des symboles les plus importants de la culture toltèque. A l'est, plusieurs édifices sont groupés autour du jeu de pelote. Le sud de l'esplanade est dominé par le Templo de los Jaguares (Temple des Jaguars). A chaque angle, on voit clairement un jaguar (la nuit) et un aigle (le jour) dévorant un cœur humain, symbolisant ainsi l'offrande au soleil. Notez la position de la patte de l'aigle, très humaine dans sa manière de tenir le cœur. Le Mur des Crânes ou Tzompantli, à côté du précédent a un curieux mur où sont symbolisés de manière très brutale les crânes des joueurs de pelote décapités. D'autres sculptures montrent un joueur venant de perdre la tête et, sur sa droite, un aigle dévorant un cœur humain. Plus à l'est, se trouve la plate-forme de Vénus. La partie la plus significative de ce petit temple se trouve aux quatre coins où se répètent les mêmes images. Symbolisant la fertilité, le dieu Quetzalcóatl sort de la bouche d'un serpent. Ce dieu toltèque, " serpent couvert de plumes ", apparaît aux quatre angles de l'édifice. De l'autre côté du Castillo, vers l'est, se dresse le Temple des guerriers ou Temple des Mille Colonnes, un gigantesque chef-d'œuvre, au sommet d'une pyramide carrée décorée de panneaux représentant encore des personnages et des animaux dévorant des cœurs.

La décoration de cet ensemble utilise différents éléments évoquant l'influence toltèque, dont les colonnes serpentiformes, les atlantes et une vaste colonnade, le Grupo de las Mil Columnas (Groupe des Mille Colonnes). Aujourd'hui, il ne reste que les colonnes d'accessibles, toutes ornées d'un guerrier emplumé, muni de sa lance. Au pied, le visage de Quetzalcóatl dans une bouche de serpent, comme à son habitude. Complètement au nord, on aperçoit le Cenote de los Sacrificios (Puits des Sacrifices) : profond puits naturel d'une soixantaine de mètres de diamètre, où l'on jetait des offrandes et où l'on accomplissait des sacrifices humains. On y découvrit 21 crânes d'enfants.

Chichén Viejo forme la partie méridionale du site. La Tumba del Gran Sacerdote (Tombe du Grand Prêtre) est une petite pyramide récemment reconstruite, avec un escalier sur chaque côté. Les bases sont ornées de têtes de dragons, ainsi que les angles du sommet de la pyramide. On y découvrit les restes d'un prêtre. El Caracol (Escargot) nommé ainsi par les Espagnols à cause de son escalier en colimaçon, cet observatoire présente l'étonnante particularité d'avoir été bâti en fonction de l'apparition de certaines étoiles à des périodes précises de l'année. El Edificio de las Monjas (Temple des Nonnes), sur la gauche du temple, l'annexe où l'on retrouve notre ami Chac un peu partout. Au centre de la façade apparaît un grand prêtre (pense-t-on) assis, pieds et mains croisés. L'entrée symbolise une grande bouche entourée de dents. L'église, à gauche de l'annexe, est un bâtiment de petite importance avec une frise qui ondule. Il s'agit d'un serpent dont les pointes sur le corps rappellent les écailles. Dans les deux niches, on voit à gauche, un armadillo (tatou) et un escargot et, à droite, une tortue et un crabe. Continuation vers les plages de Cancún sur la mer des Caraïbes.

Fin d'après-midi libre. Arrivée à l'hôtel Camino Real. Dîner d'adieu.

Samedi 02/08 : Matinée et déjeuner libre à Cancún. Née en 1967 du choix aléatoire d'un ordinateur, cette station balnéaire, la plus grande de la péninsule, est presque entièrement artificielle et ne présente aucun intérêt culturel, architectural ou historique. Uniquement conçu à l'échelle des Américains, pour désengorger Acapulco, l'endroit choisi était autrefois une fantastique langue de sable aux eaux turquoise, seulement habitée par quelques pêcheurs. Aujourd'hui, l'ensemble du site a été coulé dans le béton. Sur une bande de sable de 23 km, rattachée à la terre par des ponts à ses deux extrémités et formant ainsi une lagune (Laguna Nichupte), s'allonge une série d'hôtels. La Zona Hotelera est conçue pour satisfaire tous les goûts en matière de vacances ; parcs d'attractions, terrain de golf, pêche en haute mer, parapente, plongée sous-marine. La dernière invention des promoteurs et architectes du site est Puerto Cancún, une marina de luxe au nord de la Zona Hotelera, entourée d'hôtels et d'immeubles de résidence. Le seul véritable avantage de Cancún est qu'elle constitue une base pratique pour rayonner dans la région et visiter quelques-uns des plus beaux sites mayas (Tulúm, Cobá, Chichén Itzá et d'autres moins connus).

Cancún se divise en trois parties : la banlieue, triste concentration bétonnée des logements des employés des grands hôtels ; le centre-ville et, pour finir ; la zone hôtelière, long ruban d'une vingtaine de kilomètres qui entoure la lagune de Nichupte. Transfert à l'aéroport en fin d'après-midi. Envol pour Mexico à 15h20. Arrivée à 17h30, puis envol vers Paris à 20h50,repas et nuit à bord.





Dimanche 03/08 : Arrivée à Paris Roissy Charles-de-Gaulle à 14h40. Envol de Paris Orly pour à 20h55. Arrivée à 21h55 à Rennes.