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5 CHOIX DE LA FRÉQUENCE TRAME OU IMAGE

5.1 Restitution du mouvement
5.2 Contraintes dues au tube image
5.3 Contraintes dues au secteur

La restitution des images, que ce soit pour le cinéma ou la télévision, se fait par échantillonnage temporel de la scène analysée ; c'est à dire que l'on visualise des images ou des trames (qui sont des portions d'images) cadencées à une certaine fréquence dont le choix résulte d'un compromis entre plusieurs facteurs :

5.1 Restitution du mouvement

La restitution du mouvement demande une fréquence minimale de l'ordre de 12 à 15 échantillons par seconde afin d'éviter tout effet stroboscopique lors de mouvements rapides. Une image de qualité correcte nécessite une fréquence de 24 à 25 échantillons par seconde (cas du cinéma) mais certains essais tendraient à souhaiter une fréquence de l'ordre de 70 éch./s afin d'obtenir une restitution irréprochable. Dans le cas de la télévision, la fréquence d'échantillonnage étant la fréquence de trame (50 Hz), la restitution des mouvements est considérée comme étant de bonne qualité.

5.2 Contraintes dues au tube image

Les tubes images actuels, à luminescence, ont une réponse lumineuse à extinction exponentielle et la lumière émise est pulsée ; il en résulte un effet de papillotement. Sur les récepteurs actuels, une valeur de 100 cd/m2 pour la luminance moyenne est usuelle et correspond à une fréquence critique pour la disparition du papillotement de 50 Hz ; on se situe donc à la limite d'acceptation de ce défaut. La tendance actuelle étant à l'agrandissement des dimensions des écrans TV (donc l'accroissement de l'angle de vision) et à l'augmentation de la luminance moyenne, la fréquence critique devient de l'ordre de 70 Hz (fréquence choisie pour les écrans graphiques d'ordinateurs). Le cas de la vision latérale est encore plus critique.

5.3 Contraintes dues au secteur

La réalisation des appareils électroniques d'analyse et de synthèse et, tout spécialement, la réalisation économique des récepteurs domestiques conduit à prendre en considération 2 types de défauts dus au fait que le circuit d'énergie pour l'alimentation est le secteur normal alternatif à 50 ou 60 Hz suivant les pays.

a)Le résidu de ronflement du secteur sur les tensions de polarisation module les amplificateurs et transmet dans le signal image un signal parasite pour la luminance à la fréquence du secteur. La visibilité de cette modulation parasite dépend considérablement de la différence entre la fréquence trame et la fréquence secteur ; la protection doit être particulièrement importante lorsque cette différence est de l'ordre de 7 à 10 Hz.

b)le rayonnement magnétique du transformateur d'alimentation peut influencer de faisceau électronique du tube image et causer une distorsion de géométrie de l'image ; dans ce cas aussi, cette distorsion est peu visible si fixe ou quasi-statique, ce qui correspond à une différence de fréquence nulle ou très faible, mais devient très visible si la différence de fréquence rend mobile ce défaut de géométrie.

En conséquence, pour faciliter la fabrication des récepteurs domestiques, il y a grand intérêt à donner à la fréquence de trame une valeur égale, ou du moins très voisine de celle du secteur l'alimentation du récepteur. Notons que la fréquence de trame est fixée dans le centre de production de l'image, studio ou car de reportage et qu'il est parfois facile de se synchroniser sur le secteur qui est lui-même synchronisé au niveau d'un pays on même d'un continent.

Le problème se pose en télévision couleur où la stabilité de la fréquence de trame impose l'indépendance vis-à-vis du secteur ; il faut toutefois noter que l'écart reste très faible.

En conséquence, la fréquence nominale de trame a été prise égale à celle du secteur d'énergie, à savoir 50 Hz en Europe (60 Hz aux États-Unis). Cette considération entraîne malheureusement la division du monde en 2 groupes. La télévision subit indirectement et avec des conséquences graves pour les échanges de programmes à l'échelle mondiale, l'absence d'entente internationale des électriciens sur le problème de la fréquence d'énergie.

Remarque :

La fréquence 50 Hz est à la limite du papillotement des images alors que la fréquence 60 Hz est nettement supérieure en ce domaine : elle autorise des luminances plus élevées et donne à l'image une impression de stabilité supérieure à celle qui se base sur le 50 Hz. En contre partie, pour une finesse donnée de l'image, la bande vidéofréquence est proportionnelle à la fréquence de trame, ce qui donne l'avantage aux fréquences faibles.

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Mise à jour : le 08/11/2012 09:57