DEUXIÈME ANNÉE
Sujets d'études et projets
Proposés par J. Weiss


COMMANDE DOMOTIQUE PAR LIAISON TÉLÉPHONIQUE

Contexte du projet et application

L’objectif du projet est de pouvoir piloter une centrale domotique à distance en utilisant une liaison téléphonique ; il s’agit de pouvoir interroger la centrale sur son état (indication de la température, par exemple) et de la commander (mise en route du chauffage, commande d’éclairage, ...).

Cahier des charges

Le projet comprend plusieurs parties :

Interface téléphonique

Le système doit être capable de décrocher la ligne téléphonique puis de reconnaître le protocole désiré par l’utilisateur (téléphone ou minitel) ; le système doit pouvoir interpréter les commandes, soit en mode DTMF (clavier du téléphone), soit en mode modem (minitel).

Interface vocale

Dans le cas de l’emploi du téléphone, le système doit pouvoir renseigner l’interrogateur sur l’état de la centrale ; pour réaliser cela, il faut mettre en oeuvre un circuit de synthèse vocale.

Interface minitel

Le système doit détecter la présence d’un minitel et doit générer un affichage de l’état de la centrale sur l’écran de celui-ci.

Moyens mis en oeuvre

Étapes du projet


POSITIONNEMENT D’UNE ANTENNE SATELLITE

Le but du projet est d’asservir la position d’une antenne parabolique à partir d’un ordre donné sur la télécommande du démodulateur satellite.


La réception d’émissions de télévision par satellite se fait en orientant la parabole vers le satellite désiré; il existe un grand nombre de satellites diffusant de telles émissions (on en retiendra une trentaine), tous sont placés en orbite géostationnaire (ceinture de Clark) à des azimuts allant de 45° Ouest à 63° Est.

Le système à réaliser doit être constitué de 2 entités reliées entre elles par une liaison série : Récepteur : placé "sur la télévision" et doté d’un récepteur infrarouge, ce module interprète les ordres donnés par la télécommande (N° de chaîne); à partir de ces ordres, le module envoie au module actionneur les coordonnées du satellite désiré et affiche clairement, sur écran alphanumérique LCD, les paramètres en cours (nom de la chaîne et du satellite).

Actionneur : placé "au pied de la parabole", ce module enregistre les coordonnées du satellite envoyées par le module récepteur et oriente l’antenne au moyen d’un moteur pas à pas.

Dans un premier temps, on ne considérera que le réglage de l’azimut (position est-ouest) mais le système doit pouvoir être étendu à un réglage de l’élévation de la parabole. La précision demandée est de 0,5° et on doit prévoir l’adjonction au système d’un asservissement en fonction d’un signal de contrôle (CAG du démodulateur).

La conception du système sera articulée autour de microcontrôleurs 68hc11 communiquant entre eux par une liaison série asynchrone.


PROCESSEUR D’EFFETS POUR INSTRUMENT DE MUSIQUE

Projet inter-campus encadré par P. Aldebert (Gif) et J. Weiss (Rennes)

Contexte du projet

Ce projet consiste à réaliser un système électronique permettant d’appliquer des effets basés sur un retard temporel (flanging, chorus, reverb, écho) à un signal issu d’un instrument de musique.

L’architecture qui sera retenue sera la suivante :
le signal issu de l’instrument est numérisé puis stocké dans une mémoire RAM jouant le rôle d’une ligne à retard numérique. Le processeur chargé d’élaborer les échantillons du signal de sortie sera réalisé à l’aide d’un circuit de type FPGA dont on utilisera les possibilités de reconfiguration pour adapter l’architecture au type d’effet à obtenir.

Déroulement du projet

Ce projet se déroulera sous forme intercampus entre le Service Électronique de Rennes et le Service des Mesures de Gif.

Le binôme giffois sera chargé de la conception de la carte regroupant autour du circuit FPGA, les convertisseurs, l’électronique de conditionnement des signaux analogiques en entrée et en sortie, la mémoire d’échantillons et un système permettant à l’utilisateur de régler facilement les paramètres associés aux effets.

Le binôme rennais s’occupera de la définition des architectures du processeur spécifiques à chaque effet, et de leur implantation dans le circuit FPGA.

Une réunion de travail prévue à Rennes le 19 février permettra, à partir des idées rassemblées par les deux binômes, de préciser le cahier des charges définitif des deux parties a réaliser.

L’ "assemblage" des deux parties se fera à Gif en récupérant par réseau Internet les fichiers de configuration du circuit FPGA. La soutenance finale aura lieu a Gif.

Domaines concernés

Électronique analogique et numérique, architecture des systèmes informatiques.